Cap ou pas cap ?

Dernière mise à jour : 10 déc. 2021

Ça a commencé par une plaisanterie, ça s’est terminé en défi! Des challenges, je m’en fixe tous les jours. Des grands, des petits, des anodins, des extrêmes…mais rien de tel qu’un défi surprise pour se dépasser toujours plus! La plupart sont liés au voyage, mais pas tous, pour la simple et bonne raison qu’au-delà de voyager, je suis expatriée. Donc les défis du « quotidien » comptent aussi!

Qui me défie ?

Des gens du coin : ce sont les plus à même de m’aider à découvrir leur pays autrement

Me, myself and I : je ne peux pas m’en empêcher…

Vous : sportif, culinaire, culturel ou créatif ? Votre challenge m’intéresse.


 

Piloter un hélicoptère

J’ai toujours eu envie de voler en hélicoptère. Le baptême ne s’est fait que tard quand en Nouvelle-Zélande mon frère et moi avons participé à une randonnée sur le Fox glacier et que nous avons été déposés en hélicoptère. J’ai adoré la sensation et j’ai tout de suite eu envie de prendre le contrôle de ce gros insecte mécanique. Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd, et un an plus tard, pour mes 30 ans, l’homme m’a offert la fabuleuse opportunité de piloter un hélicoptère.

Ca s’est passé le temps d’une matinée timidement ensoleillée dans le coin de Borehamwood à une heure au nord de Londres. Après un cours théorique, on passe à la pratique. L’hélicoptère est tout petit, il y a juste assez de place pour le pilote et moi. Il prend les commandes pour décoller et éloigner la bête, m’explique quel manche actionne quoi, et très vite me donne une commande, puis deux, puis trois! Oui oui, pendant un bref moment, je suis toute seule aux commandes. Et je peux vous dire que ça se sent, car l’hélicoptère ne se comporte plus de la même manière. On utilise ses deux mains et un pied pour contrôler toutes les directions de l’appareil, avant-arrière, droite-gauche et haut-bas. Pour cette phase qui consiste à survoler un terrain, prendre un virage et revenir, je m’en sors très bien.

Le deuxième exercice consiste à stagner en l’air, à quelques mètres du sol seulement, le but étant de garder l’hélicoptère le plus immobile possible. Ca parait simple dit comme ça, mais c’est beaucoup plus compliqué que de le faire avancer! Pour ce coup-là, je me retrouve aussi en total contrôle, mais pendant moins longtemps, car le moindre faux mouvement de ma part pourrait faire planter l’appareil en un rien de temps. Les trois commandes n’ont pas la même sensibilité et la difficulté consiste à jauger le degré d’inclinaison à donner à chacune. Sensations fortes assurées.

Après ces deux exercices et 20 minutes passées dans l’appareil, il est déjà temps de passer les commandes au suivant. C’est rapide c’est vrai, mais personnellement j’ai tout du même eu l’impression de bien profiter et je me suis régalée.

Pour ceux qui sont intéressés dans la région de Londres, je vous recommande Flying Pig Helicopters.


 

Sauter en parachute


Ok, ok, c’est ce qui s’appelle un faux défi, ou un défi avec soi-même. Quoi qu’il en soit, ce fut tout simplement magique. Chaque endroit que j’ai traversé sur l’île sud de la Nouvelle-Zélande aurait pu se prêter à cet exercice de haut vol. Mais la météo sur la « we(s)t coast » était à la hauteur de sa réputation : pluvieuse. Une occasion ensoleillée s’est enfin présentée à Motueka, et l’idée de voir le parc national Abel Tasman depuis le ciel ne m’a pas déplu! Mon adorable frangin de passage en NZ m’a offert le saut, ce qui m’a permis de faire une folie : me payer un second saut dans la foulée. Oui, j’ai adoré à ce point. La vidéo m’a été offerte à l’occasion de mon trentième anniversaire à venir, donc un grand merci à Skydive Abel Tasman. La compagnie propose une multitude de messages à s’écrire sur les mains (« Sorry Mom », « Will you marry me », ou encore « Life’s short »), mais j’ai préféré ma version, une devise qui me vient de ma grand-mère et que je partage avec les femmes de ma famille: Live, Love, Laugh (et j’ai ajouté JUMP).


 

Sauter dans le vide à plus de 100 mètres


Fraîchement débarqué en Nouvelle-Zélande et qui plus est à Queenstown, capitale mondiale de l’adrénaline, mon frère m’embarque dans ce défi, qui va s’avérer difficile à relever…Le but : se lancer dans un canyon de 109 mètres, pour une chute libre de 60 mètres en 2 secondes, à l’issue de laquelle on se balance sur 200 mètres, tranquillement assis dans son baudrier. Après un premier saut en tandem exécuté sans réfléchir, les organisateurs de Shotover Canyon Swing nous propose un second saut pour 5$…On choisit donc de faire chacun le sien. Boostée par l’adrénaline du premier saut, je choisis de me lancer en arrière pour le second. Mais je tombe dans le piège de l’erreur à ne pas commettre, je réfléchis une seconde de trop. D’ailleurs c’est idiot, car se lancer dans le vide est irrationnel et fou de toute façon, il n’y a rien à réfléchir! Mon frère, qui a réalisé son second saut sur la « chaise de la mort » basculée en arrière dans le vide, vous dira sûrement le contraire.



Tandem / mon second saut / Loy et la chaise de la mort



 

Conduire à gauche

Pour comprendre ce défi, il faut savoir que je conduis déjà très peu à droite ! Peut-être l’équivalent de 5 semaines en 10 ans de permis. Alors forcément quand en plus il s’agit de prendre le volant du « mauvais côté »!…Ceci étant dit je ne fais pas dans la demie-mesure. Quand j’ai pris le volant c’était pour 1/ emmener mon amoureux sur la route des vins et des châteaux de la Loire (sympa la meuf), 2/ éviter des nids de poules gigantesques sur les routes du sud marocain, ou encore 3/ tester l’adhésion des pneus sur la glace des Hautes Laurentides au Québec. Vous voyez, la conduite pour moi c’est comme la plongée pour d’autres, en rentrant je plante une petite épingle sur ma carte du monde! Et pourtant, j’ai été l’heureuse propriétaire d’une R5 surnommée WA. La pauvre, elle aura passé bien plus de temps en garage mort qu’avec moi! Mais revenons à nos moutons (ha, je ne crois pas si bien dire!) Le défi complet c’était : conduire à gauche, sur une voiture automatique (alors que je n’ai eu affaire qu’à que des manuelles évidemment).

PS 1 : n’hésitez pas à vous moquer, clairement la vidéo est là pour ça…moi perso quand j’ai le cafard je la regarde vite fait bien fait, tant de ridicule me détend!

PS 2 : je n’ai absolument rien contre les asiatiques…ah la la qu’est-ce que le volant ne nous fait pas dire!


 

Visiter Topito Road

Topito, c’est ce site rigolo tenu par des potos déliro qui ont trouvé leur rue éponyme en Nouvelle-Zélande et m’ont mise au défi de prendre une photo avec la pancarte. Comme un signe, la rue qui porte le nom du site se trouve à 1h de route à peine de mon lieu de résidence. Oui, mais voilà, elle n’est pas pour autant sur une route principale, donc aucun bus n’y passe, et je n’ai pas de voiture. Me voilà partie dans une aventure qui pourrait être résumée par la fameuse citation bouddhiste « l’important n’est pas le but, mais le chemin ».


Je me suis décidée à la dernière minute. Une amie m’a prévenue vers 13h qu’elle prenait la route pour Christchurch à 16h et qu’elle pourrait faire le petit détour sur Topito Road. Seulement ensuite, elle trace beaucoup plus au sud. Moi le lendemain, non seulement je travaille, mais en plus j’ai un rendez-vous pêche que je ne veux pas manquer, car c’est un deuxième défi (qui depuis a été relevé…je vous montre ça bientôt!) Je me mets donc en quête de trouver un lit à Chch (Christchurch). C’est sans compter sur le regain d’énergie de la haute saison touristique. J’appelle tous les hôtels encore ouverts (plus de la moitié ont été détruits dans le tremblement de terre de 2010) et ne trouve pas une couchette. Le défi semble reporté, jusqu’à ce que je tombe sur le Point Break backpacker, qui me propose une solution. Mais il faudra que j’amène mon sac de couchage, car c’est le lit de la dépanne! Évidemment je fonce, ravie de constater que ce petit défi se transforme en épopée.

Après une petite heure de route, nous trouvons Topito Road littéralement au milieu de nulle part, à Tuahiwi. Comble du charme, elle est sans issue. Au passage, grimper avec ferveur le poteau carré m’aura valu deux magnifiques bleus sur les cuisses.

En approchant de Chch, Steffie se confond en excuses, mais elle ne pourra pas me déposer au Point Break, c’est beaucoup trop loin du centre, à l’opposé de sa destination. Je prends donc un bus qui traverse la ville jusqu’à la côte de New Brighton, en essayant de profiter du coucher de soleil derrière les bâtisses et en m’imaginant siroter un apéro au bord de l’eau en arrivant. Que nenni! À 21h il fait nuit noire, la mer je ne l’entends même pas et le vent plus que frisquet me pousse à me retrancher vers ma couche de fortune, parce que j’ai oublié mon pull (oui et Pluto est le chien de Mickey, je sais). J’atterris dans un dortoir de 8 personnes qui ronflent déjà à l’unisson. Je décide de descendre travailler dans la salle commune. En remontant, je règle mon alarme, gênée à l’idée de réveiller mes co-dormeurs à 5h du mat. En fait pas du tout, six d’entre eux se sont levés avant moi, mais pas tous en même temps. Bref, j’ai été réveillée quatre fois entre 3h30 et 5h. JOY

A 5h30 j’étais dans le bus qui devait m’amener vers un autre bus, en train de clavarder sur Yahoo messenger avec une collègue de bureau en France, à 12h et 19 000 km de là. Yawzaa!


 

Photographier du verre et du vert à la Saint Patrick

Un défi artistique comme je les aime, lancé par Ophélie pour la fête de la Saint Patrick !

Photographier du verre et du vert pour la Saint Patrick

Ici aussi le Saint Patron de l’Irlande est à l’honneur, colonisation oblige, bien sûr. Un groupe irlandais jouait déjà « Bugger off » (well, you bastards bugger off) à 15h au Strawberry Tree, le bar le plus animé de Kaikoura.


 

Lire, écouter et regarder la Nouvelle-Zélande


Lu : The heart of the country de Fay Weldon

Entendu : Gravel and wine de Gin Wigmore

Vu : Once were warriors de Lee Tamahori





 

Pêcher et cuisiner une paua

J’ai réalisé ce défi à Kaikoura avec l’aide précieuse de Pete et sa compagne Fiona, sans qui j’aurais eu beaucoup de mal à cuisiner des beignets de paua mangeables! Pour info, la paua est un autre nom pour le coquillage abalone. Coupé très finement et accompagné de citron et sauce soja, ça peut se manger cru, mais la plupart du temps on le consomme cuit, en «patty» ou beignet frit, haché avec de l’ail, de l’oignon, du citron, du piment, etc…Le ragoût, préparé dans une crème épaisse de brocoli, est aussi succulent.


 

Participer à un raid urbain féminin

Défi réalisé en binôme avec Amandine. J’en ai tiré ce récit de l’équipe 87 et la vidéo ci-dessous. Une journée exceptionnelle avec Pop in the City à Aix en Provence.


 

S'essayer au light-painting

S&S s’est pris au jeu un soir bien noir, pendant un week-end grimpette à Mount Fyffe.

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