« C’est pas mon jour »

Ça arrive à tout le monde de dire ça. Moi aussi ça m’est arrivé, dès lundi. Mardi aussi. A partir de mercredi, c’est devenu « pas ma semaine ».

En général, ça commence quand le pied gauche, plus impatient que le droit, touche le sol le premier. Sans être superstitieuse, j’ai la chance d’avoir un pied droit réactif qui, en général, grille le gauche au poteau. Mais pas cette semaine! Et comme je descends d’une mezzanine au réveil, autant vous dire que si je m’amuse à sauter une marche de l’échelle en décomposition et en déséquilibre pour poser le pied droit en premier, ce n’est pas à l’envers que commencera ma journée, c’est à l’hosto.

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Ceci étant dit, le seul moyen de déclarer la journée officiellement mauvaise voire pourrie se joue sur les petites choses; comme souvent, des détails de taille. Comme s’ébouillanter sous la douche. Se cogner le petit doigt de pied en sortant de ladite douche. Se brûler en sirotant son thé (nature, parce que bien sûr il n’y a plus de lait). Renverser du jus d’orange sur sa chemise, devant du même coup changer toute la tenue. Filer son collant en l’enfilant, et donc devoir encore changer toute la tenue, et vite. Entendre bien malgré nous notre horoscope « prenez-sur vous, il y a aura des jours meilleurs ». Se rentrer le crayon de khôl dans l’oeil. (et je ne suis pas encore sortie de l’appart’!!). Ça promet. Et ça continue! Marcher dans une flaque (avec le pied droit, qui, trempé pour la journée, boude déjà le réveil du lendemain). Constater que le journal gratuit auquel on est tant habitué est en rupture de stock. Attendre le métro, ralenti ou en grève. Accélérer le pas, malgré le caillou dans la chaussure et le cil dans l’oeil. On boite et on cligne, mais on avance!

On finit quand même par arriver au bureau, en retard évidemment. Et là, comme par hasard, ça ne se passe pas au mieux! Vous me direz, tous les évènements de la courte matinée m’ont déjà mise dans une humeur de chien. Certes, mais quand même, les problèmes s’enchaînent, rien ne se passe tranquillement, tout se fait dans la douleur.

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Le déjeuner me regonfle l’estomac et le moral. Etant de nature optimiste, je ne désespère pas de voir les choses s’améliorer. C’est sans compter sur la SNCF, dont les billets ont doublé voire triplé en une heure. Mon savant itinéraire de voyage pour les vacances de Noël tombe à l’eau, et avec, tous mes espoirs de voir la journée se finir en beauté. Vivement le tombé de rideau, au chaud à la maison. Je vérifie mes mails, aucune nouvelle quant à l’envoi de ma commande passée il y a maintenant 5 jours, pourtant réglée. Je capitule en décidant de m’abrutir devant Desperate Housewives…dont M6 a arrêté la diffusion. Du coup je termine mon bouquin, ce qui n’arrange rien. Je me sens toujours toute chose à la fin d’un bon livre, comme une page qui se tourne….ahaha. Une petite dernière pour la route, mon amoureux m’annonce que sa prochaine permission risque très fortement de sauter (comprenez ‘est annulée’).

MAIS, je dois avouer que l’expression « c’est pas mon jour » est à prendre au premier degré. Parce que les soirées ont tout de même bien relevé le niveau. Avant-première de « Dernier Etage Gauche Gauche » lundi, « Les Amis du Placard » au théâtre Pépinière mardi, concert de Patrice au Zénith jeudi…de quoi décrocher, rigoler, se dandiner, et constater que oui…je suis bien de retour à Paris!

PS: les mini catastrophes du deuxième paragraphe ne me sont pas toutes arrivées le même matin, mais c’est un bon résumé de la semaine.

PS2: Paradoxalement, je me réjouis d’avoir vécu toutes ces péripéties, je mourrais d’envie d’écrire!

PS3: L’itinéraire Noël est réglé. Pas comme j’aurais voulu mais qu’importe, je suis en vacances le 17 décembre et ça, ça a de quoi remettre du baume au coeur!

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