Les Invalides, les autres valident

Vendredi 13. Quel est le point commun entre Micronésix et Sandix? Ils ont tous les deux mangé des pavés. Lui de thon, au restaurant, elle de parvis, à l’hôtel des Invalides. Chose curieuse d’ailleurs, que d’aller visiter les Invalides valide, et d’en ressortir invalide.

Il y avait d’ailleurs d’autres dangers lors de ce spectacle, comme subir une averse intempestive, ou se faire écraser par une armée de poussettes trafiquées, spécialement boostées pour les parvis de pavés, et conduites par des pères hystériques en pleine épreuve de stroller-cross.

Dans la foule qui se masse devant les portes, une majorité de familles, nombreuses…Nombreuses familles nombreuses, même! Monsieur X, madame Y, et plein de petits Z.

Les plus aventureux s’installent sur les canons de l’allée d’honneur, ce qui leur a valu des remontrances:

– « Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, pour des raisons de sécurité, veuillez ne pas vous installer sur les canons. » En même temps elle a raison la dame, c’est jamais très sûr un canon, même si les plus vieux, on s’en méfie moins!

Bon, c’est pas tout ça, mais le spectacle est en extérieur, et en avril, ne te découvre pas d’un fil!

– « Mesdames, mesdemoiselles, messieurs… », ma copine me donne un petit coup de coude:

– ça y est ça va commencer!…

– « Pour des raisons de sécurité… »

Ah, non. On reprend notre petite danse, pied droit, pied gauche. Nouveau larsen de micro.

– « Mesdames, mesdemoiselles, messieurs… », clin d’œil complice à ma copine…cette fois c’est la bonne.

– » Pour des raisons de sécurité… », Encore? Soupir soupir.

On se dit que, quand même, c’est pas bien compliqué de descendre d’un canon. Si tu as réussi à monter, tu dois pouvoir descendre, non?

– « Mesdames, mesdemoiselles, messieurs »…Vas-y je vais les faire descendre des canons moi tu vas voir…

– « l’hôtel des Invalides a le plaisir de vous présenter… »

– tu disais?

– Non rien!


Trois quarts d’heure plus tard, nous ressortons émerveillées. Effets prodigieux et lumières hallucinantes ont habillé trois des façades du bâtiment pendant que des voix hantées nous faisaient traverser les siècles, de Louis XIV à Charles de Gaulle, en passant par Napoléon. Je ne vous en dis pas plus, ça ne se raconte pas!


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