Holà San Jose

Dernière mise à jour : 1 mars



J’ai été heureuse de faire ta connaissance, San Jose. Je comprendrais que ce sentiment ne soit pas réciproque. On est arrivés chez toi sacrément enrhumés, ce qui n’a rien de surprenant. Déjà il y a l’air sec (et f-f-f-roid) de l’avion bien sûr, mais surtout on connaît bien le grand classique du corps qui tient sur les nerfs pendant toute la période des préparatifs et qui lâche dès le départ. Alors tu vois, ne le prends pas personnellement, parce que moi je vis ça à chaque fois, où que j’aille. Sans oublier le décalage horaire, pas tout à fait négligeable. À 20h on est sur les rotules et à 4h on est prêt à petit-déjeuner. Sauf que toi à 4h, tu nous renvois au lit.

Il y a quelques années, on t’aurait arpenté différemment. J’aurais insisté pour visiter le musée de l’or précolombien, ou celui du jade. En tant que parents, on a misé sur le musée des enfants (très sympa, au demeurant !) et un de tes jardins de papillons. Cette condition de parent ne nous a pas empêché de te découvrir à pied, sur des dizaines de kilomètres, ce qui reste, à notre humble avis, le meilleur moyen de s’approprier une ville.

J’ai aimé ton Mercado Central et son labyrinthe d’allées étroites, colorées et odorantes. C’est une bonne manière de se replonger dans des ambiances que nous connaissons bien. Mention spéciale pour le charmant vétérinaire croisé au détour d’une animalerie, tatoué de la tête aux pieds, une chevalière tête de mort à chaque doigt, qui administrait une piqûre à son coq Gollo pour contrer la dépression qui le retient de s’alimenter, et son commentaire à Soren: « tu sais ce qu’il te reste à faire…il faut manger ! ».

C’est aussi au Mercado qu’on a goûté la fameuse glace de la Sorbetera, une seule saveur disponible, recette secrète traditionnelle depuis 1901. Cannelle, curcuma, cardamome, vanille…moi j’ai aussi cru sentir un arrière-goût de rose, Stéphane plutôt bubble-gum !

Tu m’as pas mal rappelé des villes d’Equateur, entourées de montagnes et volcans, même si la « vibe » culturelle n’est pas la même. C’est sûr qu’à Quito nous n’avons pas entendu de musique caribéenne dans les rues, et il y avait moins de rigoles creusées entre les trottoirs et les routes, augurant de ta sévère saison des pluies ?

Avant de partir explorer la côte pacifique, nous avons fait un tour dans ton quartier huppé, à commencer par la place de France, et avons été impressionnés par le calme qui y régnait. Je dois bien avouer que tous les restos, bars et pubs à la déco design m’ont fait de l’œil. Nous avons jeté notre dévolu sur la Costa Rica Beer Factory – la déco était plus impressionnante que la bière – et une petite adresse italienne. Pourquoi pas un resto costaricain, me demandes-tu ? Et bien parce que nous avons déjà dégusté du Gallo Pinto, plat national composé de riz et haricots noirs, à tous les repas et à toutes les sauces. Comme nous sommes là pour un petit moment, nous allons varier les plaisirs, vois-tu ?

Nous reviendrons sans doute San Jose, en meilleure forme, promis !

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